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Un bon manager, N+1, souriant à son bureau, tenant une tasse ‘World’s Best Boss’, illustrant le leadership positif et la reconnaissance envers ses équipes.

Qu’est-ce qu’un bon N+1 ?

Si on se réfère à des séries telles que « The Office » (ou alors en France « Caméra café »), elles présentent souvent les managers ou N+1 comme des incompétents parfois arrogants, parfois ridicules et méprisés. Dans ces séries, on a bien souvent l’impression qu’ils sont au mieux inutiles, au pire des causes de dysfonctionnements. Pourtant les N+1 sont des rouages indispensables et les gardiens de l’ambiance de travail.

Qu’est-ce qu’un bon N+1 ?

On pourrait dire qu’un bon N+1 se reconnaît surtout quand il a quitté l’entreprise ou qu’on ne peut juger de sa valeur qu’en comparaison avec d’autres N+1. Ça arrive parfois, mais un peu tard pour l’équipe. Mieux vaut savoir le reconnaître avant.

De nombreux articles parlent des 5, 7, 13 ou même 20 qualités nécessaires pour être un bon manager : capacité de déléguer, gestion du stress, communication, disponibilité, etc.

Le bon chef serait une espèce de surhomme capable de gérer de front ses émotions, celles des autres et d’amortir l’effet de décisions de la Direction qui ne sont pas toujours concertées.

Sauf que…

On ne naît pas manager, on le devient !

Et souvent, on le devient un peu par accident : de nombreuses entreprises promeuvent « chef de service » leur meilleur ouvrier ou leur meilleur employé. Elles le jettent dans le grand bain avec, tout au plus, une formation en se disant qu’il connaît le métier et que donc, forcément, il sait ce qu’on attend d’une équipe. Alors que rien n’est moins sûr.

L’autre cas de figure est le jeune qui a fait de longues études et qui a appris la théorie. Mais, comme on le dit souvent, « en théorie, tout va bien », et quand il s’agit d’être confronté à la réalité du terrain et du maudit facteur humain, la théorie paraît bien pauvre.

Se rêver chef, c’est bien. En devenir un en étant conscient qu’au-delà du titre et du salaire, il y a les responsabilités qui vont avec, c’est une autre histoire.

Il est indéniable qu’être un bon chef requiert des qualités d’écoute et de diplomate. Mais cela demande aussi des capacités, non seulement à trancher mais également à expliquer et justifier les décisions.

Et pour cela, aucune école ne remplacera l’expérience de terrain.

Sauf que…

La situation du N+1 est paradoxale…

Pour être un bon manager, il faut se remettre en question, s’adapter aux personnalités qui constituent son équipe et comprendre la façon de fonctionner de la Direction. Bref, il faut savoir évoluer, se tromper, changer.

  • Être ferme mais pas rigide,
  • Être souple mais pas mou.
  • Avoir des convictions mais pas de certitudes.
  • Montrer le cap mais savoir en changer.

Voilà quelques-unes des injonctions paradoxales auxquelles le manager est confronté.

Or, on n’accorde au manager ni du temps, ni le droit à l’erreur. Chaque maladresse ou faux pas sera bien souvent monté en épingle et commenté à la machine à café de manière impitoyable.

Et si c’était plus simple ?

Après avoir été confrontée à de nombreuses situations, l’équipe de Workcare est arrivée à la conviction qu’un bon N+1 était surtout une personne qui :

  • Exprime clairement les attentes. Être clair avant d’être gentil, et sympa aussi, ça ne coûte rien ;
  • A des exigences cohérentes tenant compte des moyens, des délais et des résultats espérés ;
  • Communique sur les résultats : pas seulement les résultats financiers mais également ceux, bons ou mauvais, obtenus au quotidien par l’équipe.

Remplir ces trois critères, c’est permettre à une équipe d’aborder sereinement ses fonctions du quotidien, tout en tenant compte des aléas liés aux autres services, aux intervenants externes ou aux choix stratégiques de la Direction.

Ces trois aspects font partie des 24 points questionnés lors d’une mesure Workcare.

Au quotidien, ça se voit à trois choses.

Il adapte l’autonomie à chacun. Un nouvel arrivant a besoin d’être guidé pas à pas, un collaborateur expérimenté a besoin qu’on lui fasse confiance. Trop encadrer un expert l’agace, lâcher seul un débutant l’inquiète, et les deux finissent par décrocher.

Il donne du feedback juste et régulier. Au moment où ça se passe, sur des faits, assez souvent pour que l’entretien annuel ne soit jamais une surprise.

Il met les mains dans le travail quand ça bloque. Il connaît le travail réel de son équipe, ses contraintes, ses outils, ses urgences, et sait aider ou trouver qui peut aider.

Finalement c’est l’équipe qui fait le manager ?

Soyons clairs : une équipe, aussi soudée et motivée soit-elle, ne pourra bien souvent pas grand-chose face à un management complètement dysfonctionnel ou toxique.

En revanche, il est indispensable qu’une équipe permette à son N+1 de comprendre les besoins et les manques. Sinon c’est le condamner à errer sans boussole, à tenter des choses sans obtenir de résultats ; à essayer sans savoir quelles sont les causes des échecs, quelles sont les tensions et les frustrations.

Laissées de côté, ces tensions finissent par peser sur la santé de l’équipe : c’est l’une des portes d’entrée des risques psychosociaux.

Aborder la question du management sans chercher de responsabilité, sans injonction, mais en partant des besoins légitimes de clarté des employés. Voilà ce qui remet de la rationalité dans un domaine où, bien souvent, les peurs dominent ; qu’elles soient de mal faire, ou d’être traité injustement.

Faire une telle démarche avec le soutien d’un outil permettant à chacun de non seulement se positionner individuellement mais également de mettre en place des discussions au sein de chaque service afin de définir les manques, excès ou points d’appui, et de choisir ensemble les mesures concrètes à mettre en place, telle est la vocation de Workcare.

Questions fréquentes sur le manager et son rôle

Quel est le rôle d’un manager de proximité ?

Il organise le travail de l’équipe, fixe les objectifs et répartit les moyens. Il traduit les orientations de la Direction en actions compréhensibles, et fait remonter ce que la Direction ne voit pas : les blocages, la charge réelle, les idées du terrain. Il régule aussi la charge de travail quand elle déborde, et ouvre des moments pour parler du travail lui-même, en plus des résultats. C’est enfin le premier relais de la santé et de la sécurité de son équipe.

Quelles sont les qualités d’un bon manager ?

Les articles qui en dressent la liste ne manquent pas. En 2008, Google a voulu prouver que les managers ne servaient à rien. L’étude a montré l’inverse. Le comportement qui distingue le plus les meilleurs managers est d’être un bon coach. Viennent ensuite le fait de laisser de l’autonomie sans tout contrôler, de s’intéresser à la réussite et au bien-être de chacun, et de bien communiquer, ce qui commence par écouter. La compétence technique compte, mais elle arrive loin derrière. Gallup estime de son côté que le manager explique à lui seul environ 70 % des écarts d’engagement d’une équipe à l’autre.

Quelle posture adopter avec son équipe ?

  • S’intéresser au travail réel. Demander régulièrement ce qui empêche de bien faire son travail apprend plus que n’importe quel tableau de bord.
  • Accueillir les mauvaises nouvelles. Une équipe qui ose dire qu’un projet dérape ou qu’une erreur a été commise est une équipe qui peut se corriger à temps. Pour ça, il faut remercier celui qui alerte, jamais le lui reprocher.
  • Reconnaître le travail fait. On pense souvent aux résultats, mais l’effort, la difficulté surmontée et le soin apporté méritent d’être vus et dits.
  • Tenir parole. Une promesse oubliée abîme plus la confiance qu’un refus clair.
  • Absorber les tensions, mais pas toutes. Le manager est souvent pris en sandwich entre la Direction et l’équipe. S’appuyer sur ses pairs, les RH ou la médecine du travail évite de porter seul ce qui ne relève pas de lui.

Comment donner un feedback utile ?

Partir d’un fait précis, dire l’effet qu’il a produit, puis ce qui est attendu la prochaine fois. Le faire rapidement, en tête à tête quand il s’agit d’un point à corriger. Être aussi précis sur ce qui va bien que sur ce qui va mal : un « bon travail » vague ne dit pas quoi refaire. Et demander soi-même du retour à son équipe, ce qui rend le feedback naturel dans les deux sens.

Comment entretenir la motivation de son équipe ?

La motivation ne se décrète pas. Elle se nourrit d’un travail qui a du sens, où l’on se sent capable, reconnu et relié aux autres. Le manager ne crée pas ce désir de travail, mais il peut l’entretenir ou l’éteindre. Pour se représenter simplement ce qui fait monter ou descendre l’envie de travailler, la métaphore de la montgolfière est un bon point de départ.

Le manager est-il responsable des risques psychosociaux ?

L’obligation de prévention revient à l’employeur. Le manager de proximité reste aux premières loges : la façon dont il organise le travail et communique pèse directement sur le stress de l’équipe. Il a donc intérêt à savoir repérer les signaux d’alerte et à orienter vers le bon interlocuteur. Certaines situations relèvent aussi de comportements difficiles, voire toxiques, qui demandent des repères précis : la synthèse à usage des managers sur les personnalités difficiles les donne.

Comment savoir si on est un bon manager ?

La première source, c’est l’équipe. Encore faut-il obtenir des réponses franches. Par pudeur, par crainte de blesser ou d’être mal vu, parfois au contraire par provocation, ce qui se dit en face d’un manager reflète rarement tout ce que vit l’équipe. Quelques signaux aident à voir plus clair : le silence en réunion, des absences qui augmentent, des départs qui se suivent. Une mesure anonyme de l’ambiance de travail, comme celle de Workcare, laisse chacun s’exprimer librement et donne une image fiable, service par service.


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