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La grande démission #QUITMYJOB

La « grande démission » prend de l’ampleur dans le monde. Les travailleurs n’ont jamais été aussi prompts à quitter un CDI, privilégiant leur vie familiale à la vie professionnelle. Cette tendance peut faire penser à cette vague de séparations qui affectent parfois les groupes d’amis de longue date. Et si la similitude ne s’arrêtait pas là ?

Un constat de base et plusieurs explications

Depuis plusieurs mois les réseaux sociaux ont été assaillis d’annonces de démissions mises en scène et assumées (#QuitMyJob). Il suffit d’aller jeter un œil sur Twitter pour s’en rendre compte.

Ce phénomène a débuté aux Etat Unis et pouvait s’expliquer par le fait qu’il s’agissait souvent d’emplois mal payés dans un pays où le chômage est à 3,6 %, contre 7.4 en France (chiffre de mars 2022). La prise de risque peut être vue alors comme minime.

Cependant depuis le début de l’année 2022, le phénomène semble gagner la France, chiffres à l’appui.

Le phénomène peut s’expliquer par différents facteurs : amélioration du marché de l’emploi, répercussion de la crise du COVID, recherche d’une proximité géographique ou d’un mode de vie différent, nouvelles générations plus « volatiles » … On peut toujours tenter de trouver des explications globales à une accumulation de décisions individuelles mais elles ne resteront que des suppositions.

Démission et crise de couple : le même phénomène ?

Un parallèle peut être fait avec les vagues de séparations secouant parfois les groupes d’amis de longues dates, souvent pendant les études.

Au départ, c’est du prévu, on se doute même parfois que le couple « ne va pas tenir » voire qu’il « n’avait jamais été fait pour durer ». Ces derniers plombaient alors les soirées par leurs échanges amers en prenant le reste de la bande comme témoin.

Dans une entreprise, il existe ce qu’on pourrait qualifier d’« erreur de casting ». On a embauché, on est rentré dans la société mais finalement la désillusion est vite apparue, d’un côté comme de l’autre, avec son lot de reproches : promesses non tenues, poste raboté, déception, management difficile…

C’est le plus souvent le soulagement qui domine lorsqu’enfin la situation se décoince, par un départ de l’entreprise… ou une séparation du couple !

Cependant, lorsque les séparations/départs se multiplient, il y a comme une contagion, chaque annonce remet un peu le « titre en jeu ». Finalement qu’est-ce qu’on a encore en commun ? Qu’est ce qui fait qu’on reste ensemble ? S’il/elle a trouvé mieux, plus enthousiasmant, pourquoi pas moi ?

Ce qui donnera au bureau : Il va être mieux payé… Depuis quand on ne m’a pas dit que j’effectuais bien mon travail ? Quelle perspective d’évolution dans 2, 5 ou 10 ans ? Est-ce que je ne suis pas dans un secteur où on va tous être remplacé par des robots, par l’AI ou par une force de travail étrangère plus flexible et moins chère ?

Quelles réactions adopter ?

L’employeur, comme le conjoint, à plusieurs façons de répondre à des telles remises en question : minimiser voire nier cette réalité, renoncer à se battre en se disant que si quelqu’un veut partir rien ne l’empêchera, traiter le problème par le mépris ce qui donne « nul n’est irremplaçable » équivalent de « un(e) de perdu(e) dix de retrouvé(e) ».

À court terme, cela évite les remises en question mais tout comme une séparation entraîne très souvent une perte du niveau et de confort de vie, des démissions entraînent un coût, coût du sous-effectif et de la désorganisation, coût du recrutement, coût de la formation…

Quelles solutions à disposition ?

Alors que faire ? Dans les deux cas la solution se trouve peut-être dans le « prendre soin » dans la capacité à accepter de parler de la situation à laquelle les personnes sont confrontées : la lassitude, l’exaspération, le sentiment de délaissement, l’indifférence de ces petits riens qui font des grands manques.

Pour le travail, il ne s’agira évidemment pas d’offrir des fleurs, de week-ends improvisés ou de repas romantiques (quoique ?), mais d’envoyer un signal fort.

L’objectif est de prouver que, même si la situation est « loin d’être mauvaise », même si l’herbe n’est pas toujours plus verte ailleurs, on peut toujours faire mieux pour améliorer l’ambiance au travail.

Je ne vous parle donc pas du baby-foot dans l’entrée, de la salle de sieste ou des fruits frais en libre-service dans la cuisine, mais bien d’un bilan objectif partant du ressenti de chaque employé pour prendre une photo lucide, une radiographie de la situation actuelle permettant d’ouvrir le dialogue.

Chaque situation étant différente, il semble évident que bombarder un couple de conseils est vain. De la même manière, formuler des préconisations hors sol à une entreprise ou un service est tout aussi stérile.


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La grande démission – #quit my job – Le blog de Workcare

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Workcare est peut-être la solution pour inverser la tendance et, qui sait, peut-être même que vous pourrez en retirer quelque chose pour votre couple car finalement tout est affaire de relations et d’ambiance…

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