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Open bar & évènements festifs au travail

Pour ou contre les pots de fin d’année ?

Même si on parle de recrudescence des cas covid et qu’on redécouvre l’existence de la grippe, cette année signe le grand retour des événements festifs sans trop de restrictions au sein des entreprises.

Cette nouvelle réjouira certains et désolera d’autres mais est surtout l’occasion de rappeler que pour que tout le monde s’amuse, quelques règles doivent être respectés.

Pots durant les heures de travail, événement familial ou fêtes débridées ?

Quand on parle d’événements festifs dans les entreprises, ceux-ci peuvent prendre des formes très variées.

La forme minimale est celle d’un pot en fin de journée, incluant un (toujours trop long) discours d’un chef de service ou directeur, un verre de vin tiède à la main avec le risque que les participants aient l’œil rivé sur leur montre pour ne pas rater leur train/métro ou d’aller les chercher les enfants à la garderie.

L’autre est celle de l’arbre de noël en présence des enfants, chacun redoutant la « crise » de son enfant l’obligeant à faire preuve d’autorité au risque de se décrédibiliser. Avec la difficulté d’inclure dans un tels événements les parents d’adolescents voire d’adultes.

A l’autre extrême, il y a les soirées débridées/costumées/alcoolisée où les barrières hiérarchiques n’existent plus et où on découvre que finalement le petit nouveau de la compta a un humour et un déhanché ravageur (enfin si on croit les films romantiques).

Le choix et surtout le succès de ce type d’événement est un révélateur de l’état d’esprit de l’organisation et surtout un baromètre parfois cruel mais souvent heureusement rassurant de l’ambiance général.

Open bar ?

Les règles seront différentes que l’événement ait lieu dans les locaux de l’entreprise qu’à l’extérieur mais dans tous les cas, la direction devra assurer la sécurité physique et de préserver la santé de ses salariés (art. L. 4121-1 du Code du travail).

Si la fête se passe dans les locaux. Seuls certains alcools sont autorisés (art. R. 4228-20 du Code du travail) : vin, cidre, bière, poiré.

Ceci est possible en entreprise grâce au décret n° 2010-1441 🍾

À titre d’anecdote, il a fallu attendre 2010 (et sans doute un contrôleur un peu trop zélé) pour qu’un décret du 22 novembre 2010 (n° 2010-1441) autorise par ailleurs le champagne blanc ou rosé, en tant que vin mousseux.

En cas d’événements hors des heures et lieux de travail, ces restrictions ne s’appliquent pas sous réserve de la responsabilité générale de l’employeur.

Toutefois, certains de ces actes peuvent être rattachés à la vie professionnelle et entraîner une sanction. Commet, ainsi, une faute grave le salarié qui, au cours d’une soirée organisé par l’employeur, a un comportement injurieux envers un autre salarié de l’entreprise (Cass. soc., 26, janv. 2005, n° 02-44.119).

De même ne relèvent pas de la vie personnelle et peuvent donc être sanctionnés par l’employeur, les propos à caractère sexuel et les attitudes déplacés d’un salarié envers des collègues féminines à l’occasion d’une soirée organisée par l’employeur en dehors du temps et du lieu de travail (Cass. soc., 19 oct

Les événements extérieurs, occasions de se « lâcher » ?

En cas d’événement « extérieur », les actes du salarié relèvent en principe de sa vie personnelle sous réserve de ce et échappent donc au pouvoir disciplinaire de l’employeur.

Toutefois, certains de ces actes peuvent être rattachés à la vie professionnelle et entraîner une sanction. Commet, ainsi, une faute grave le salarié qui, au cours d’une soirée organisé par l’employeur, a un comportement injurieux envers un autre salarié de l’entreprise (Cass. soc., 26, janv. 2005, n° 02-44.119).

De même ne relèvent pas de la vie personnelle et peuvent donc être sanctionnés par l’employeur, les propos à caractère sexuel et les attitudes déplacés d’un salarié envers des collègues féminines à l’occasion d’une soirée organisée par l’employeur en dehors du temps et du lieu de travail (Cass. soc., 19 oct. 2011, n° 09-72.672).

Eloge de la simplicité

Avec ou sans discours, avec ou sans musique, avec ou sans alcool, durant ou en dehors les heures de travail, le plus important c’est que l’événement soit cohérent avec l’ambiance générale de la société : proposer une fête débridée dans une entreprise où le respect des liens hiérarchiques est un pilier ou au contraire opter pour un format très classique (certains diront austère) d’un discours suivi d’un verre dans une entreprise ouverte risque de susciter l’incompréhension.

L’important est donc que ces événements soient des possibilités plus que des obligations et que chacun puisse se sentir respecter.

Les fêtes de fin d’années deviennent trop souvent des sources de contraintes alors mêmes qu’elles devraient être réjouissantes et légères.


Et comme chez Workcare on applique en interne les principes qu’on valorise en externe, on a décidé que cet article constituerait la seule nouvelle publication du mois et comme le mois de décembre est la période idéale pour les rétrospectives, nous allons respecter cette tradition.

Rendez-vous donc en 2023 pour la suite du carnet de bord, de l’analyse des items et pour continuer à explorer tout ce qui fait la richesse de l’ambiance de travail.

En vous souhaitant à tous de très joyeuses fêtes.


La photo d’illustration à été générée par l’IA Dall-E2 / « Afterwork Drink Painting Minimalist »

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