- 1993Premiers écrits de Roland
- 2008L’enquête chez Orange
- 2011Création du cabinet
- 2014Premiers questionnaires
- 2018Première version numérique
- 2020Naissance du nom Workcare
- 2026Nouvelle plateforme
Années 90Une question de départ : qu’est-ce qui nous attache à notre travail ?
Roland est psychologue clinicien et psychosociologue de formation. Il a d’abord pratiqué la psychothérapie, ensuite la formation, avant de se tourner vers l’audit social et le conseil aux entreprises.
Dès 1993, il écrit sur le stress professionnel, puis sur ce qui se joue entre une personne et son travail. Avec Gilles Arnaud, enseignant-chercheur, il creuse une notion qu’ils appellent le « désir de travail ». Ils présentent leurs travaux dans des colloques internationaux, à Baltimore, Amsterdam ou Philadelphie, puis publient Psychanalyse du lien au travail en 2011.
Roland a aussi beaucoup parlé de ces sujets en public : en conférence, sur Xerfi Canal, dans Envoyé spécial. Il intervient encore aujourd’hui, en conférence et en conseil, sur ses deux sujets de prédilection : le lien au travail et les personnalités difficiles ou dangereuses au travail. Le contacter · La formation « Personnalités difficiles »
Ses livres

Psychanalyse du lien au travail. Le désir de travail
Roland Guinchard et Gilles Arnaud
Elsevier Masson, 2011

Les personnalités difficiles ou dangereuses au travail
Roland Guinchard
Elsevier Masson, 2013. 2e édition, collection Master Class, 2023
Il a aussi signé un article dans le Dictionnaire des risques psychosociaux (Seuil, 2014), prix du livre RH 2015.
2008Deux ans d’entretiens chez Orange
En 2008, Orange traverse une crise sociale grave, marquée par une vague de suicides. En France, c’est à ce moment-là qu’on commence vraiment à parler de risques psychosociaux.
Roland connaissait déjà l’entreprise, où il animait des groupes de travail. Orange lui demande, avec d’autres intervenants, de l’aider à comprendre ce qui se passe. Pendant près de deux ans, il mène des entretiens individuels et collectifs à tous les niveaux : salariés, managers, comités de direction, en métropole comme outre-mer.
En recoupant ces entretiens, il fait un constat. Un ensemble de critères, quand ils sont à l’équilibre, permet une ambiance de travail durable, qui protège les personnes. Quand l’un d’eux manque, le climat se dégrade. Quand il y en a trop, aussi. L’excès abîme autant que le manque.
Cette idée nourrit ses livres. Pendant quelques années, elle reste là, dans un coin de sa tête.
« Le lien au travail ne devrait jamais abîmer le corps, ni l’amour, ni la famille, ni le lien au travail lui-même. Sa fonction est de construire une identité professionnelle. Préservons-la ! »
Roland Guinchard
2011Montgolfière, un nom qui dit tout
En 2011, Roland fonde son cabinet, Montgolfière Management. Le nom vient d’une image qu’il utilise depuis longtemps : notre relation au travail ressemble à celle d’un aérostier avec sa montgolfière. On attend d’elle qu’elle nous élève et nous emmène quelque part. Sa toile est solide, mais chaque petit accroc compte, et il faut l’entretenir. Lire « La métaphore de la montgolfière »
Le cabinet travaille d’abord en formation managériale, sur le lien au travail et la prévention des RPS. La démarche se construit avec d’autres : médiateurs, psychologues du travail, consultants RH, universitaires.
2014La transmission
En 2014, je rentre en France après deux ans à l’étranger. Roland, mon père, me demande de l’aider à construire un outil pour mesurer l’ambiance de travail. À l’époque, on trouvait très peu de questionnaires sur ces sujets.
Mon profil est opérationnel : la gestion, les outils, les données. Le fond théorique, c’est Roland. Mon travail, c’est de le rendre utilisable.
On part des critères identifiés chez Orange et on écrit des questions. Le premier questionnaire est un simple fichier Word, rempli pendant des entretiens individuels. Viennent ensuite les questionnaires papier, dépouillés à la main, puis un Google Form et un petit logiciel que je code en VBA pour repérer les critères en appui et ceux en carence. L’outil s’appelle alors iXa, pour « indice d’ambiance ».
Assez vite, une question nous occupe : comment montrer des résultats sans que les gens se sentent jugés ? Les chiffres ressemblaient trop à des notes. On imagine alors la maison Workcare, avec ses fondations, sa charpente et son toit. Pendant des années, j’ai dessiné chaque maison à la main sur un logiciel de PAO. L’histoire de la maison
En 2018, on fait appel à un développeur, et la première vraie version numérique voit le jour. Elle introduit le curseur en demi-cercle, qui va de « trop peu » à « trop » en passant par « suffisant ». C’est toujours lui qui sert aujourd’hui pour les 24 questions socles de la maison.

« Un outil utile aux équipes, qui s’améliore sans cesse, et où chacun se sent responsable sans se sentir coupable. Avec une condition : que personne ne se sente jugé. Les résultats de la maison ne sont pas une note. »
Renaud Guinchard
En 2020, je reprends l’activité. Depuis 2022, je dirige Workcare et je m’occupe de son développement.
2020Pourquoi « Workcare »
En mars 2020, pendant le confinement, Roland publie un article sur l’écologie du travail. Il y propose de créer un mouvement pour prendre conscience de la valeur du lien au travail, et il l’appelle « WorkCare » : littéralement, prendre soin du travail. En 2021, on améliore beaucoup l’outil, qui s’appelle encore iXa. Le nom lui va bien, il le garde. Lire l’article d’origine
2026Workcare aujourd’hui
En 2026, on a sorti une toute nouvelle version de l’outil. On l’a reconstruite de zéro, à partir de huit ans de retours : ceux des clients, des consultants, et des milliers de personnes qui ont rempli le questionnaire. Workcare est devenu une vraie plateforme. On y mesure, on y restitue les résultats, et on y suit leur évolution dans le temps.
Selon les besoins, elle sert à :
- faire un baromètre RH régulier
- prévenir les RPS et alimenter le document unique
- mener une démarche QVCT ou RSE
- accompagner un bilan de compétences
Et on continue à la développer. Chaque campagne nous apprend quelque chose, et ces retours repartent directement dans l’outil.
Workcare, c’est aussi un réseau de consultants partenaires, un peu partout en France, qui l’intègrent à leur propre pratique.
Depuis le débutLes principes fondateurs
- On ne cherche jamais à qui la faute. On cherche une solution.
- C’est celui qui travaille qui sait ce qu’il éprouve au travail.
- Personnel et professionnel sont liés. La personne passe toujours en premier.
- Le lien au travail répond mal à la statistique. Un seul drame suffit à ébranler toute une structure.
- Le psycho-social et le physio-mental sont deux choses différentes. Le sens ne dépend pas de la charge, mais la charge peut abîmer le sens.
- La confidentialité et la discrétion sont absolument nécessaires.
- Le bonheur au travail est un mythe, l’absence de douleur une exigence.
- Je suis les autres : l’individuel et le collectif sont liés.
- On soutient les managers, ce sont eux les vrais experts de leur équipe.
- L’anonymat est un droit, mais la confidentialité est préférable, car les plus grandes difficultés sont celles qui sont « sans adresse ».
Pour aller plus loinLa théorie en vidéo
À voir aussi : Collègues toxiques : comment les gérer ?, une masterclass de Roland sur les personnalités difficiles au travail.
À lire sur le sitePour comprendre ce qu’il y a derrière l’outil
Le fond théorique de Workcare est aussi résumé dans notre livre blanc, Prendre soin du lien au travail.
Vous êtes consultant, coach, psychologue du travail ou médiateur ?
Workcare peut s’intégrer à votre pratique. Je cherche des partenaires pour faire grandir le réseau.
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